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Logo-GALe 6 mai dernier, aux élections législatives en Grèce, les partis de gauche et de droite qui avaient imposé une violente politique antisociale à leur population ont été sanctionnés. La baisse des salaires et des pensions, les licenciements de fonctionnaires, l’explosion du chômage et du nombre des suicides sont le triste résultat des exigences de l’Union européenne et des institutions financières internationales.

Ces élections ont malheureusement vu l’émergence d’un parti néonazi à près de 7% des voix.

Après 3 ans de luttes d’indignés et de journées de grève générale, un parti de la gauche radicale, Syriza, est lui arrivé en 2e position avec 17% des voix. Il a fait campagne contre le mémorandum de l’Union européenne et pour, entre autres, l’arrêt du paiement de la dette.

http://www.gauche-anticapitaliste.org/sites/default/files/styles/large/public/field/image/grece_generale.jpgLes tentatives de combinaisons électorales se succèdent pour essayer de former un gouvernement sans remettre en cause la politique d’austérité infligée antérieurement.

Syriza et son porte-parole national, Alexis Tsipras, qui refusent de participer à une telle coalition, sont l’objet de pressions et d’attaques inimaginables de la part des autres partis et des grands médias. Ils veulent que Syriza renonce à son engagement de ne pas payer la dette et d’annuler les mesures d’austérité.

Rompre avec la dictature de la finance, c’est maintenant !

En France comme dans l’UE, il n’y a pas d’autre choix que la rupture avec la dictature de la finance. En Grèce ou en France, ce ne sont pas les populations qui dépensent trop. Ce sont des années de course aux baisses d’impôts pour les plus riches et d’exonérations de cotisations sociales qui creusent les déficits. En 30 ans, ce sont 200 milliards d’euros par an qui sont passés des poches des salariés à celles des actionnaires.

Avec le paiement de la dette et de ses intérêts, l’argent public est volé par les banquiers et les marchés financiers. Ils empruntent à un taux de 1% d’intérêt auprès de la Banque Centrale Européenne et prêtent aux hôpitaux, aux communes et à l’Etat à des taux de plus en plus élevés.

« Changer maintenant », implique de refuser les politiques austéritaires imposées aux grecs, de refuser de payer la dette illégitime et de rompre avec la règle de fer du pacte budgétaire européen. Les marchés financiers ou le peuple grec, Merkozy ou Tsirpas, Hollande doit choisir.

En déclarant vouloir respecter les engagements de la France vis-à-vis de l’Europe libérale, Hollande nous prépare une « austérité de gauche ». C’est en supprimant des postes dans d’autres services publics qu’il veut « compenser » les créations de postes d’enseignants...

bloccupy-francfort-samedi-19-mai-manifestation européenneAlors que partout en Europe, les partis d’extrême droite progressent, la gauche de gauche doit se mobiliser pour l’arrêt immédiat des politiques austéritaires imposées par la troïka au peuple grec, contre le pacte budgétaire européen, pour la mise sous contrôle public de la BCE et une autre politique de crédit, pour l’annulation de la dette publique illégitime en commençant par un moratoire sur son paiement et son audit citoyen.

A l’image de la campagne pour un audit citoyen de la Dette menée dans plusieurs pays de l’UE ou de la manifestation européenne « Bloccupy Francfort » ce 19 mai, il faut construire des mobilisations coordonnées à l’échelle européenne associant mouvements sociaux, syndicats et partis.

Tract hebdo de la Gauche anticapitaliste
Version du 15 mai 2012

Tag(s) : #INTERNATIONAL

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