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logo-progresLavoûte-sur-Loire. Des habitants organisent une réunion ce vendredi, à 20 heures, en mairie, pour soutenir la famille Mvumbi, d’origine angolaise. Le couple et ses quatre enfants vivent sur la commune depuis un an et pourraient être contraints de quitter le territoire français d’ici un mois.

Vendredi dernier, ils ont reçu une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Une nouvelle qui n’a fait qu’accentuer l’angoisse dans laquelle vit la famille Mvumbi, arrivée en France en juin 2010 et depuis un an à Lavoûte-sur-Loire. Cette année a permis à ces Angolais de bien s’intégrer parmi la population, qui a décidé de se mobiliser pour éviter leur expulsion. Après quelques coups de pouce informels, plusieurs habitants viennent de créer un comité pour les aider. Ce collectif convie la population à une réunion publique d’information et de soutien, vendredi à 20 heures, dans la salle au-dessus de la mairie. Le comité espère une mobilisation des citoyens pour appuyer les démarches de régularisation. Une invitation a d’ailleurs été envoyée aux élus et aux responsables d’associations.

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Domingos et Maria sont arrivés en France début juin 2010 et ont été transférés au Centre d’accueil des demandeurs d’asile (CADA) de Langeac. Ils fuyaient alors l’Angola, un pays du sud-ouest de l’Afrique, où ils étaient victimes de violences et de persécutions pour des raisons politiques. N’étant plus en sécurité là-bas, ils ont formulé une demande d’asile en France. Après un rejet par l’Office français de la protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) et une confirmation de cette décision par la Cour nationale du droit d’asile, la famille Mvumbi a reçu une première OQTF. Ils ont alors dû quitter le CADA. Pris en charge par l’association Tremplin, ils ont pu s’installer à Lavoûte-sur-Loire l’an dernier. Depuis, ils semblent avoir tout mis en œuvre pour s’intégrer.

Les enfants, Marcia (12 ans), Merveille (10 ans) et Moraïs (6 ans) sont scolarisés à l’école primaire communale. Le plus jeune, Christophe, âgé de deux ans, est né au Puy-en-Velay et passe quelques matinées par semaine à la crèche.

« Les enfants adorent aller à l’école et ont vraiment envie d’apprendre. Ils participent aux activités périscolaires, fréquentent la catéchèse et la bibliothèque. Toute la famille est très appréciée, expliquent les instigateurs du comité. Domingos et Maria se sont investis depuis le début via l’association des parents d’élèves et d’autres associations locales. »

Le couple suit également des cours pour améliorer son français au Puy-en-Velay. Maria avait même trouvé un poste d’employée de maison, qu’elle n’a finalement pas pu avoir, faute de papiers. C’est justement pour obtenir la régularisation de cette famille par une admission exceptionnelle au séjour que le comité veut se battre. Aujourd’hui, la famille Mvumbi bénéficie d’un logement et d’une couverture santé. Sans autres aides ou allocations, elle vit surtout grâce à l’action d’associations caritatives. S’ils ne parviennent pas à être régularisés, ils pourraient être expulsés et se retrouver à nouveau en danger en Angola.

Réunion, vendredi à 20 heures, salle de la mairie à Lavoûte-sur-Loire.

Contact : comite.emblavez43@gmail.com

Article (et photo) de Sophie Albanesi paru dans Le Progrès
Edition en ligne du 18 avril 2013

Tag(s) : #SANS-PAPIERS