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logo-progresBlavozy. Touché par une baisse d’activité, le manufacturier met en place une mesure de chômage partiel ce vendredi. D’autres journées sont annoncées durant les prochaines vacances scolaires.

Conséquence de la baisse d’activité annoncée sur le site de la manufacture de Blavozy, spécialisée dans les pneus pour le génie civil, les Michelin sont en chômage partiel ce vendredi.

Une pilule amère à avaler pour le syndicat CGT, dont les représentants tenaient une conférence de presse jeudi après-midi.

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« Ce n’est qu’un début. Bientôt, ce sera beaucoup plus sévère avec une durée de quinze jours annoncée du 22 avril au 6 mai. La direction envisagerait même de prolonger la durée à trois semaines, craint le délégué syndical Hervé Bancel. On navigue vraiment à vue. Déjà, le 1er avril devait être chômé, et puis on a travaillé quand même. La direction décide de fermer alors que l’on n’arrive pas à atteindre le tonnage demandé sur certains mois », déplore le syndicaliste.

Avec une indemnité à 60 % du salaire brut durant ces périodes, le printemps s’annonce rude pour les Bibs.

« Pour limiter les dégâts, on demande à la direction de signer une convention APLD. Ce qu’elle refuse en raison des contraintes ».

Cette convention APLD (activité partielle de longue durée) permettrait une indemnisation à hauteur de 75 % du salaire brut. En contrepartie de la prise en charge partielle par l’État des indemnités, outre des formations à engager durant les heures chômées, l’employeur doit s’engager à maintenir dans l’emploi les salariés pendant une durée égale au double de la durée de la convention.

« On ne voit pas en quoi cela dérange ! Il y a un projet d’agrandissement du site afin d’augmenter la capacité, et de lancer la production de pneumatiques avec de nouvelles dimensions. D’accord, cette extension est sans cesse repoussée, mais elle est toujours dans les tuyaux. La direction ne va pas agrandir et licencier en même temps. »

La CGT entend faire entendre sa proposition en lançant une pétition auprès des sept cents salariés de l’usine.

« Il s’agit aussi de dénoncer le fait que la direction profite de cette baisse d’activité pour nous imposer une nouvelle de flexibilité », ajoute, amer, le syndicaliste René Villesèche.

Les dernières périodes de chômage partiel à Blavozy remontent aux années 2009 et 2010.

Article ( et crédit photo ) de Christophe Bouyer paru dans Le Progrès
Édition en ligne du vendredi 12 avril 2013

Tag(s) : #SOCIAL

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