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Les gendarmes ont dû intervenir, hier en milieu d’après-midi, sur le site de l’entreprise Morey SA, à Rosières, suite à une altercation entre le directeur et des salariés en grève.

Depuis lundi 19 août, un piquet de grève, le premier en presque deux décennies d’activité, a été installé par dix-huit des vingt-six salariés de la production de Morey SA, une société de plasturgie. Aujourd'hui, vendredi 23 août, la situation a échappé à tout contrôle.

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Après quatre jours de « sit-in », interrompu quotidiennement pour tenter d’ouvrir les négociations avec la direction, les salariés ont voulu changer de tactique. Vers 15 heures, ils se sont installés à l’entrée du site pour distribuer des tracts aux chauffeurs des poids lourds qui récupèrent la production de l’usine. Une action qui a coïncidé avec l’arrivée en voiture du directeur, Daniel Moreye.

L’altercation entre le patron et trois salariés, dont les circonstances seront déterminées par l’enquête des gendarmes, s’est soldée par une vitre arrière enfoncée et un gréviste de 41 ans transporté à l’hôpital par les sapeurs-pompiers. Il en est sorti en fin de journée après des examens de contrôle. Mais les événements ont eu leur effet sur les salariés. « Ça va en motiver plus d’un à nous rejoindre », a lancé l’un d’eux en pensant à ses collègues de l’assemblage qui rentrent de vacances le 26 août.

De son côté, Daniel Morey a accusé le coup. « Je ne m’attendais pas à la grève. Il y a trois ans, on a perdu un million d’euros. Depuis on essaie de rattraper notre retard. Je suis prêt à négocier (*) mais tout va dépendre du bilan financier qui n’arrivera que le 30 septembre. »

Une annonce qui n’a pas satisfait les salariés. « On est à bout », a déclaré l’un d’eux au maire, Adrien Gouteyron, venu juger de la situation. « Si l’entreprise prend son week-end, on reviendra lundi à 6 h 30 », a prévenu Frédéric, un délégué du personnel. Une reprise du piquet de grève qui sera suivie de près par la gendarmerie et de la préfecture.

(*) Les grévistes réclament 5 % d’augmentation de salaire, 50 € de prime « pénibilité » par mois, 150 € de prime « vacances » par an et une ouverture du dialogue.

Article de Nora Gutting paru dans La Montagne
Edition en ligne du 24/08/13

Tag(s) : #SOCIAL

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