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logo-progresChadrac. La société, qui emploie une cinquantaine de routiers sur le département, propose un accord d’entreprise refusé par la CGT. Le syndicat dénonce, notamment, le recul du nombre d’heures mensuelles.

«Cet accord, c’est un coup de canif dans nos contrats de travail ! » Lionel Cardinaux, élu CGT au sein de la société Multi Transports, à Chadrac, ne modère plus sa colère.

En cause, les propositions de l’accord d’entreprise entre les salariés et la direction du groupe, jugées irrecevables par les syndiqués CGT. Alors que l’accord aurait dû être signé le 28 janvier, la CGT en a repoussé catégoriquement les mesures.

Parmi elles, l’annonce d’une baisse du nombre d’heures mensuelles (de 220 à 210), ce qui représenterait, pour le chauffeur moyen, une perte d’environ 150 euros par mois. « Les heures seraient redistribuées à une autre entreprise du groupe, moins onéreuse », confie Lionel Cadinaux.

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Cent chauffeurs sur les sites de Chadrac et Clermont-Ferrand

L’éventuelle suppression de la prime de fin d’année (50 euros par mois), autre mesure de l’accord, irrite également les salariés. « Avec la fin de la loi TEPA et donc la refiscalisation des heures supplémentaires, nos salaires avaient déjà été amputés d’une centaine d’euros mensuels. Pour nous mettre la pression, la direction menace d’abaisser encore une fois le nombre d’heures mensuelles à 186 », témoigne le syndicaliste.

Majoritaire dans les rangs des salariés de chez Multi Tranports, la CGT a appelé chaque employé à réfléchir aux projets de l’entreprise. Sur les sites de Chadrac et de Clermont-ferrand, environ cent chauffeurs routiers seraient impactés par ces mesures.

Contactée ce vendredi, la direction de Multi Transports dément toute pression sur ses salariés et assure que « les discussions ne sont pas closes ». Pour l’instant, elle n’a pas donné suite aux mesures proposés par la CGT qui avancent, notamment, le maintien de la grille d’ancienneté et la création de deux contrats de 200 et 210 heures mensuelles.

Article de Lola Faisandier paru dans Le Progrès
Edition en ligne du samedi 23 février 2012

Tag(s) : #SOCIAL

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