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logo-progresLe Puy-en-Velay. Plusieurs associations de protection de l’environnement ont manifesté hier matin. Elles s’opposent à la reconstruction de l’édifice ligérien, sur la rivière Semène.
Le barrage des Plats, construit en 1958 pour assurer une réserve d’eau de sécurité à la vallée de l’Ondaine, a été mis hors service en 2006, suite à une trop grande détérioration de l’édifice.

Depuis, plusieurs élus de la Loire, dont le maire de Firminy, Marc Petit, et le député Dino Ciniéri, ont soutenu un projet de reconstruction du barrage.

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Malgré une opposition soutenue des associations SOS Loire vivante, Collectif Loire amont vivante, Réseau écologie nature 43, WWF et Fédération de pêche de Haute-Loire, les préliminaires de construction ont d’ores et déjà débuté.

« C’est du gaspillage et une absurdité, lance Simon Burner, directeur de SOS Loire vivante. Ce barrage correspond à une vision complètement obsolète des choses. Cette réserve d’eau avait été pensée durant les Trente glorieuses (entre 1945 et 1973, NDLR). Ceci à une époque de forte industrialisation dans les vallées, alors qu’on avait évalué la croissance en population de la ville de Firminy à 100 000 habitants. Actuellement le chiffre stagne en dessous de 20 000. »

D’autres options

De plus, les opposants au projet de reconstruction estiment que « depuis la mise hors service du barrage, la rivière Semène est en train de se régénérer ». Un fait confirmé par Gilbert Cochet, expert auprès du Conseil de l’Europe. « On remarque aussi que le proche Pilat s’est très bien passé de l’eau du barrage pendant six années. »

C’est pourquoi les responsables des associations demandent « la suspension des travaux de reconstruction et l’étude sérieuse de solutions alternatives. On pourrait envisager d’utiliser par exemple la conduite du Lignon qui est en surcapacité. Une réfection des réseaux permettrait, également, avec le colmatage de fuites, de récupérer de l’eau », avancent-ils.

Après consultation, Antoine Lardon, président de la Fédération de pêche Haute-Loire, propose, lui, « la réalisation d’une conduite depuis l’usine de potabilisation sous-utilisée de Monistrol-sur-Loire, qui relierait celle de Saint-Just-Malmont, et la mise en place d’un pompage de secours dans la Loire à Confolens ».

Article de Michel Taffin paru dans Le Progrès
Edition en ligne du 15/05/2013
Crédit photo : Michel Taffin

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Les travaux, attribués après un appel d’offres à la société Bouygues, devraient coûter plus de 6 millions d’euros.

La participation en argent public serait à hauteur de plus de 3 millions d’euros.

L’Agence de l’eau Loire-Bretagne, les conseils généraux de la Haute-Loire et de la Loire, et la DREAL (Direction régionale de l’environnement de l’aménagement et du logement) Rhône-Alpes en seraient les payeurs.

Tag(s) : #ECOLOGIE

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