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logo-progresHaute-Loire. L’UFC-Que choisir pointe l’absence d’étiquetage sur les produits ne contenant pourtant pas d’OGM.La précision devrait séduire plus d’un consommateur. Entré en vigueur en janvier 2012 mais facultatif, l’étiquetage « nourri sans OGM » s’applique aux viandes, poissons et œufs dont la traçabilité garantit un pourcentage de résidus génétiquement modifiés inférieur à 0,1.

ogm-assiettes.jpgPourtant, d’après une récente étude de l’ UFC-Que choisir , trop peu de grandes surfaces affichent clairement cette mention dans leurs rayons, un an après son instauration.

Sur les quatre supermarchés sondés par l’organisme dans le bassin du Puy-en-Velay, seuls Auchan et Carrefour exposent visiblement l’absence d’OGM sur les emballages de ses produits d’origine animale.

Non pas que les firmes concurrentes ne proposent pas, elles aussi, des produits garantis sans trace transgénique. Cependant, elles n’indiquent pas la mention, pourtant vendeuse, « Nourri sans OGM ».

« Beaucoup de consommateurs mésestiment le danger des OGM dans l’alimentation. Au final, on constate que cette fameuse mention ne favorise pas tellement la vente », estime Chantal Badiou, présidente de l’ UFC-Que choisir en Haute-Loire.

Facultative, l’indication pourrait donc, au lieu de susciter des achats, dérouter le consommateur dans ses choix. « Les produits de supermarchés présentent tellement d’informations que les gens s’y perdent. Ils sont plutôt sensibilisés par la production d’origine française. Or, un bœuf élevé en France peut très bien être engraissé avec des pains de soja transgénique venus d’Amérique du Sud », analyse Olivier Anceaume, de la biocoop Écho Nature, à Aiguilhe.

Les grandes surfaces, faute de communiquer avec évidence sur la provenance génétique de leurs produits, se sont pourtant bel et bien mises, pour la plupart bel, au « sans OGM ». « Toute notre gamme U est garantie sans résidu transgénique, mais nous ne communiquons là-dessus qu’occasionnellement », assure Philippe Boutreux, le directeur des grandes surfaces Super U à Langeac et Aiguilhe.

Même constatation à la poissonnerie d’Intermarché Chadrac. « Seuls le saumon et la truite sont susceptibles d’être nourris avec des OGM. Mais les clients ne sont pas très informés sur le sujet », déplore Jérôme Rivet, responsable du rayon.

Un point noir pour les responsables de l’ UFC-Que choisir qui rappellent que « 71 % des consommateurs européens ne veulent pas d’OGM dans leur alimentation ». Du coup, ils incitent les gérants des grandes surfaces « à aider les consommateurs dans leur choix en instaurant une meilleure communication ».

Article paru dans Le Progrès
Edition en ligne du mardi 16 avril 2013

Tag(s) : #ECOLOGIE

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