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logo-progresLe Puy-en-Velay. Entre 200 et 300 fonctionnaires ont manifesté, hier matin, au départ de la place Cadelade, estimant être « les pigeons de la réduction de la dette ».

Ils se disent « oubliés » et « maltraités ». Comme dans de nombreuses villes de France, les salariés de la fonction publique (État, territoriale et hospitalière) ont manifesté, hier matin, au départ de la place Cadelade, au Puy-en-Velay, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FSU et Solidaires. Le cortège s’est rendu à la préfecture où une délégation était reçue en toute fin de matinée.

Agents hospitaliers, des impôts ou encore enseignants, tous réclament des créations de postes, la titularisation des contractuels, l’augmentation des salaires et enfin l’abrogation du jour de carence (première journée d’un congé maladie, NDLR).

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« La situation est extrêmement difficile avec un manque de moyens humains. On estime que, pour avoir un fonctionnement normal, il manque environ 200 postes au centre hospitalier Émile-Roux du Puy, explique Huguette Julien, délégué CGT santé. On croule sous une charge de travail très importante et cette baisse d’effectifs pénalise toute la société car la fonction publique est garante de l’égalité. »

En plus des effectifs trop faibles, les fonctionnaires dénonçaient, hier, « une précarité galopante » et une baisse du pouvoir d’achat de 13 % depuis 2000.

Gilbert Ducarouge, pour la FSU, saluait le « gouvernement qui a tourné le dos à la politique de casse de l’école publique menée depuis cinq ans par son prédécesseur », tout en pointant du doigt des insuffisances en terme de créations de postes et de rémunération. Il demandait, notamment, « la restitution aux Rased (Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté, NDLR) de tous leurs moyens d’avant la réforme Darcos ». Dans le premier degré, le nombre de grévistes était très faible avec seulement 2,5 % des enseignants.

Enfin, les fonctionnaires exigent l’abrogation du jour de carence jugé « surpénalisant » pour les salariés malades. Hier, les salariés ont rappelé leur détermination et ont promis de « continuer la lutte ».

Article de Sophie Albanesi paru dans Le Progrès
Édition en ligne du vendredi 1er février 2012

Tag(s) : #SOCIAL

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