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logo renouveauBlavozy : les inquiétudes des employés Michelin

Les employés de l'entreprise Michelin de Blavozy ont tenu à faire part de leurs inquiétudes, mercredi 6 juin. Pour Hervé Bancel, délégué syndical CGT, le chômage technique pourrait bientôt refaire son apparition. Il demande, notamment plus de précisions à la direction.

michelin-blavozy-cgt-herve-bancel-juin-2012-.JPGCrédit photo : 43Chrono

Les employés de l’entreprise Michelin de Blavozy s’inquiètent pour leur avenir, « sur la prospérité et le devenir de l'entreprise », précise Hervé Bancel délégué syndical CGT. Il précise, « depuis plusieurs semaines, certains sites sont déjà au chômage technique comme à Tours ou encore à La Roche-sur-Yon ». Un contexte qui préoccupe les employés qui voient planer au-dessus de leurs têtes le spectre de la crise de 2009. « Notre activité est basée sur le génie civil, donc nous travaillons beaucoup à l’exportation. La crise nous a touchés, plus tard, mais nous avons été atteints ».

Des signes alarmants

Pour le délégué syndical CGT, plusieurs signes annoncent une mauvaise période. « Le stock de pneus que nous avons actuellement (3 800 sur le site de Blavozy et 800 sur la plate-forme de Clermont-Ferrand) est à peu près le même que celui de 2009. De plus, au niveau des emplois précaires, les CDD (contrat à durée déterminée) et les contrats intérims ne sont pas renouvelés voir même arrêtés avant leurs termes pour des raisons discutables ». La situation est « problématique », selon Hervé Bancel, « nous aimerions des réponses ». Au cours des derniers jours, le délégué syndical affirme avoir contacté à plusieurs reprises la direction, « afin de faire remonter les inquiétudes qu’il y a dans les ateliers. Jusqu’à présent, nous n’avons pas pu discuter avec eux », regrette-t-il.

Les travailleurs précaires sont un point sur lequel Hervé Bancel insiste, « nous demandons pour eux des CDI (contrat à durée indéterminé). Actuellement nous sommes 700 salariés sur le site dont 100 intérims. Ils sont dans une situation ou on profite d’eux. C’est de l’exploitation humaine. On les change d’équipe, de poste… La pression est constante ».

Une pression importante

À ce contexte, le délégué CGT rajoute la mise en place des CET (compte épargne temps) négatif. « Ce procédé se résume à prendre des congés par anticipation. C’est-à-dire, même si le solde est de zéro, les employés sont obligés de prendre des jours sur la prochaine période, se retrouvant ainsi dans le négatif. Sur les sites de la Roche-sur-Yon et de Tours ce système est déjà mis en place », regrette Hervé Bancel.

À ces différents signes, il n’oublie pas d’évoquer « la pression permanente due au “flicage”, instaurée il y a quelques mois. Certains d’entre nous ont déjà reçu un blâme, voir une mise à pied de trois jours, sans même avoir reçu d'avertissement ».

La situation pour les employés Michelin semble donc difficile, « nous voulons des précisions de la part de la direction », martèle Hervé Bancel.

Pourtant au mois de mars, tout semblait pour le mieux. Le directeur de Pôle emploi, lors d’une conférence de presse, avait annoncé un recrutement de 30 nouveaux salariés sur le site de Blavozy.

Article de Manuel Cladière paru dans Le Renouveau
Edition en ligne du jeudi 7 juin 2012

Tag(s) : #SOCIAL

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