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logo-progresHaute-Loire. À midi, les représentants de la FSU, du Se-Unsa et de la CGT-éducation rencontrent la directrice départementale des services de l’Éducation nationale.

Semaine de quatre jours et demi, carte scolaire, scolarisation des enfants de moins de 3 ans seront au nombre des questions abordées aujourd’hui lors de l’entrevue entre Françoise Pétreault, directrice départementale des services de l’Education nationale et les syndicats FSU, CGT-Education et Se-Unsa.

Ce rendez-vous s’inscrit dans le cadre des différentes actions menées autour de l’école et de la fonction publique. D’ailleurs, les représentants des différentes organisations ont tenu à rappeler que certes leurs représentants nationaux avaient soit refuser de voter, soit voter contre le texte concernant la semaine de quatre jours et demi, « mais cela ne signifie pas que nous sommes contre une réforme de l’école. Nous demandons qu’elle soit concertée et accompagnée de moyens. » Ils insistent sur le fait que les rythmes scolaires sont « l’arbre qui cache la forêt. Pendant ce temps, on ne parle pas des programmes, ni de la promesse du candidat Hollande plus de maîtres que de classes et encore moins du fait que nous sommes les enseignants les plus mal payés d’Europe. »

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Pour ces maîtres et professeurs, il n’y a aucun doute, reformer l’école c’est pour le bien des élèves, « mais il ne faudrait pas oublier les personnels. » Ils expliquent : « Nous sommes des professionnels, et on ne nous demande pas notre avis. Les mairies feront ce qu’elles voudront quant à la mise en place des projets éducatifs territoriaux. Et ce fait, nous inquiète réellement. Notre crainte, c’est que les inégalités entre les écoles se creusent. » Aussi préconisent-ils un cadre « peut-être plus restrictif mais surtout plus clair pour tout le monde. Il ne faut pas que les écoles d’une commune à l’autre se trouvent en concurrence. Ce n’est pas ça la philosophie de l’école publique. C’est même le contraire car c’est permettre à tout enfant, où qu’il soit, de bénéficier du même enseignement et des mêmes chances. »

Et d’ajouter : « Les conseils d’école doivent rendre leur avis avant mis février et les mairies doivent dire quelle semaine elles adopteront à la rentrée prochaine. Par contre on ne sait pas comment se déroulera la journée pour les enfants et les maîtres. Ce sont tout de même les premiers concernés. »

Article de Séverine Fabre paru dans Le Progrès
Edition en ligne du 23 janvier 2012
Crédit photo: Séverine Fabre

Tag(s) : #EDUCATION

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