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logo-progresHaute-Loire. La DREAL bassin Loire-Bretagne a proposé de classer cinq communes du département en zone vulnérable. Les agriculteurs se rebellent.

La DREAL Centre (Direction régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement), service de bassin Loire-Bretagne, a classé cinq communes de Haute-Loire en « zone vulnérable à la pollution par les nitrates ». Il s’agit de Vézézoux, Vergongheon, Cohade, Brioude, et une partie de Lamothe.

Depuis les années cinquante en France, les concentrations en nitrate ont fortement augmenté dans les milieux aquatiques avec des conséquences sur la santé humaine, notamment sur les nourrissons.

Ces excès de nitrates présentent également un risque pour la biodiversité, avec des proliférations végétales massives dans certains cas (comme les algues vertes en Bretagne), et un déséquilibre des milieux.

photo-d-illustration

Aujourd’hui, la commission européenne souhaite élargir les zones vulnérables en France, afin de mieux préserver les zones aquatiques. La directive-cadre sur l’eau autorise un seuil de 50 mg/litre dans les plans d’eau, et de 25 mg/litre pour les eaux destinées à la consommation humaine.

Le programme de surveillance nitrates 2010-2011 et les contrôles sanitaires des eaux brutes utilisées pour la production d’eau potable ont livré des résultats qui appellent à réviser la liste des communes classées en zone vulnérable.

4 234 communes sont concernées sur le bassin Loire/Bretagne. La Bretagne, la partie ouest du bassin de la région pays de Loire, et le nord de Poitou-Charentes sont déjà classés. Au regard de la dernière révision, sont désormais également ciblés une partie de l’Auvergne, la région Pays de Loire, et une zone de la région Centre. Les autorités françaises se sont engagées à revoir le zonage avant fin 2012. La France doit en rendre compte devant la Communauté européenne.

En Auvergne, des concentrations de plus de 50 mg ont été relevées sur le captage d’Allanche (Cantal), et sur celui de Brioude.

Sur le terrain, les agriculteurs concernés sont mobilisés pour éviter le classement en zone vulnérable de leurs champs. Les syndicats s’élèvent « contre une mesure aberrante imposée aux agriculteurs ». L’ex-président Gilbert Bros, lors de la récente session de la chambre d’agriculture (lire notre édition de samedi), a dénoncé « une administration inconsciente des risques qu’elle fait courir aux agriculteurs ».

Le bras de fer est donc engagé entre la DREAL et les agriculteurs qui estiment que « le classement rimerait avec des contraintes supplémentaires en culture et élevage ».

Par ailleurs les mauvais chiffres relevés sur Brioude pourraient provenir d’un dysfonctionnement de l’ancienne station d’épuration. La nouvelle installation montre de meilleurs chiffres.

La DREAL doit rendre sa copie avant le 31 décembre. En attendant chacun campe sur ses positions.

Article de Gérard Adier paru dans Le Progrès
Edition en ligne du jeudi 29 novembre 2012

Tag(s) : #ECOLOGIE

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