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logo-progresTribunal de commerce du Puy-en-Velay. Les salariés veulent créer une Société coopérative ouvrière de production. Ils prévoient d’investir 1 million d’euros et de réorienter la production sur les secteurs rentables.

Les plus vives inquiétudes pesaient sur la société Fontanille, basée sur le site de « Séjalat », à Espaly-Saint-Marcel. Depuis le 6 septembre dernier, elle avait été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce du Puy-en-Velay.fontanille-2309-photo-gerard-adier.jpg

Hier matin, les offres de reprises éventuelles ont été présentées au tribunal de commerce (lire par ailleurs), alors que les responsables syndicaux et représentants du personnel se disaient « intransigeants » sur deux points : « un maximum de salariés repris », et « rester sur le site espaviot. On acceptera aucun démantèlement. »

Au final, ce sont les salariés qui ont créé la surprise avec l’annonce du projet de création d’une SCOP (Société coopérative ouvrière de production) qui permettrait, d’après eux, de conserver 47 emplois sur les 66 existants. « Ça fait plus de six mois qu’on travaille sur le dossier. On souhaite investir 1 million d’euros, financés, notamment, par les droits de chômage et les primes de licenciement pour pérenniser l’usine. On n’exclut pas une montée en puissance dans deux ans. On appellera les pouvoirs publics et les AGS (le régime de garantie des salaires, NDLR) à nous soutenir », ont exprimé, de concert, Paulo Terroso, de la CFDT, et Christian Fouillit, de la CGT.

D’après eux, le tribunal de commerce, devant lequel ils repasseront le 26 octobre, « serait assez favorable » à leur solution.

La SCOP s’articulerait sur une équipe encadrante composée de cinq cadres et deux salariés, qui entendent également réorienter la production sur les secteurs les plus rentables : le bas de mode, le tissu médical ou le tissu industriel Michelin.

Par contre, concernant les salariés qui ne feront pas partie du futur effectif de la SCOP, les syndicats sont moins bavards : « Tous les cas seront étudiés », disent-ils laconiquement.

En tout cas, ils y croient : « Avec la SCOP, on montrera que l’entreprise peut survivre au Puy : on est capables de tenir ! »

Article de Gérard Adier paru dans La Progrès
Edition en ligne du samedi 22 septembre 2012

Tag(s) : #SOCIAL

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