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logo-progresAlors que le tribunal de commerce doit étudier, demain, les projets d’éventuels repreneurs de l’entreprise espaviote, les salariés ont fait part de leurs inquiétudes et de leurs espoirs, hier, au représentant de l’État dans le département.« On a l’impression que les pouvoirs publics ne se bougent pas assez. On a des clients qui nous font confiance, un savoir-faire reconnu au niveau mondial et on continue d’honorer notre carnet de commandes. Il faut qu’on puisse continuer à travailler, parce qu’on est très motivés… »

Hier, devant les grilles de la préfecture, Dominique Demars, Didier Garnier (CFDT) et leurs collègues continuaient d’entretenir la flamme de l’espoir pour les 66 salariés de Fontanille, entreprise mise en liquidation judiciaire le 6 septembre.

fontanille-2009

Pendant une heure et demie, trois cadres et quatre délégués syndicaux de l’entreprise espaviote ont rencontré le préfet, Denis Conus, pour lui exposer la situation de la société, à deux jours de l’étude par le tribunal de commerce, d’éventuels projets de reprise : « Le préfet nous a toujours écoutés. Nous voulions l’alerter sur plusieurs choses. D’abord, nous souhaitons que tout soit mis en œuvre pour que le carnet de commandes soit honoré. Ensuite, nous voulons que tous les dossiers de reprise soient étudiés de façon égalitaire », explique Paulo Terroso, délégué CFDT. Pour le premier problème, les responsables syndicaux accusent le blocage de l’argent qui pourrait permettre à l’actuelle activité de l’entreprise de se poursuivre normalement. « Nous avons de l’argent, on a besoin de l’utiliser pour pouvoir honorer notre carnet de commandes. Mais l’administrateur nommé depuis la mise en liquidation judiciaire n’a pas encore mis les pieds dans l’entreprise ! On doit le rencontrer demain (aujourd’hui, NDLR), parce qu’il y a de l’argent qu’on ne peut pas utiliser, simplement à cause de problèmes juridiques », d’après Christian Fouillit, délégué CGT. Quant aux projets de reprises, s’il n’y a rien d’officiel, les syndicalistes se veulent optimistes. « On en aura, a priori, au moins un, et probablement plusieurs, mais la liste des dossiers ne sera officielle que vendredi. Ce que nous souhaitons, c’est qu’il y ait un projet qui puisse préserver les emplois, et non pas un plan qui vise à démanteler l’entreprise », selon Paulo Terroso.

Fontanille, l’un des leaders mondiaux dans la fabrication de hauts de bas, est dans l’une des situations les plus critiques de son histoire. L’entreprise, fondée en 1864, avait dû faire face à une dette trop importante pour pouvoir repartir correctement l’année dernière. Elle sera fixée sur son sort demain à 9 heures.

Article de Fred Sauron paru dans Le progrès
Édition en ligne du jeudi 20 septembre 2012
Crédit photo : Fred Sauron

Tag(s) : #SOCIAL

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