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logo-progresLe Puy-en-Velay. Ils étaient plus de 70, hier, à faire entendre leur voix devant la préfecture qui a promis que l’État les aideraient en cas de nouveau projet industriel.

Les salariés de Fima, dont une délégation était reçue par le préfet,ont choisi de faire du bruit, hier, pour faire entendre leur voix.

Pétards, fanfare et cornes à piston ont réveillé la place du Breuil dès 9 heures. L’entreprise les paiera jusqu’au 12 octobre, quoi qu’il arrive, mais pas au-delà. Ainsi en a décidé le tribunal de commerce de Douai.

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En effet, alors que deux repreneurs s’étaient fait connaître, les deux offres sont tombées à l’eau : « Rien ne pouvait laisser présager ce qui s’est passé. Ce fut un vrai coup de massue », explique Laurent Gibert, délégué syndical UD-FO. Un imbroglio qui a plongé les salariés dans un désarroi profond après la prononciation de la mise en liquidation judiciaire de l’entreprise avec poursuite de l’activité jusqu’au 12 octobre. Et ensuite ? Si aucun projet industriel n’arrive, il en sera bel et bien fini de Fima à Tence. Une décision injuste pour les salariés étant donné l’activité du site : « Ces deux dernières années, le site bois était à l’équilibre et le PVC dégageait des marges bénéficiaires. Aujourd’hui, les commandes sont correctes, il y a de quoi travailler ». Pour Pascal Samouth, secrétaire général UD-FO : « Quand il a racheté l’entreprise il y a quelques années, le groupe Madinvest a un peu sucé le sang de Fima et a voulu le revendre à un moment donné pour se refaire du « cash ». L’abandon de Fima est une logique de groupe. Un groupe qui a racheté une unité rentable pour s’en séparer plus tard dans le but de se débarasser d’une branche, même si elle est rentable. Dans les dossiers des repreneurs, tout le monde disait que le PVC rapportait et que le bois allait. Ce n’est pas nous, syndicalistes, qui le disons, ce sont les repreneurs potentiels ».

Hier, cinq salariés ont été reçus : « Ils n’ont pas de solution mais ils sont stupéfaits et nous ont assuré que l’État aiderait l’entreprise si un projet industriel se manifestait. On va vers un plan de licenciement, et on attend un redémarrage en espérant que les ouvriers pourront être réembauchés, comme ce fut le cas pour les Lejaby ». Il reste neuf jours aux salariés de Fima pour qu’un nouvel investisseur se manifeste.

(1) Fima appartient à la holding Madinvest dont le siège social est à Cambrai (nord). C’est la raison pour laquelle le cas de Fima a été jugé au tribunal de commerce de Douai.

Article de Fred Sauron publié dans Le Progrès
Edition en ligne du mercredi 3 octobre 2012

Tag(s) : #SOCIAL

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