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logo-progresVol dans une déchetterie : 2 mois avec sursis « pour des vêtements usagés »

Saint-Vincent. Un ressortissant des pays de l’Est, d’une quarantaine d’années, a été condamné à deux mois de prison avec sursis hier. La veille, il avait été pris en flagrant délit de vol dans une déchetterie de l’Emblavez.

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Le débat a été bref mais animé, hier après-midi, à la barre du tribunal correctionnel du Puy-en-Velay qui devait juger un ressortissant des pays de l’Est interpellé, mercredi soir, avec sa famille, dans l’enceinte de la déchetterie de Saint-Vincent.

Le prévenu était jugé en comparution immédiate à l’issue de sa garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Vorey-sur-Arzon. Il a été arrêté par les gendarmes aux environs de 19 h 40, après avoir été surpris dans l’enceinte de la déchetterie par plusieurs témoins. En l’occurrence, un riverain et des adjoints au maire de la commune.

Les élus, au nombre de trois, venaient d’être alertés de l’intrusion et sont arrivés à la déchetterie avant les forces de l’ordre. Ils ont alors intimé l’ordre à l’intrus de quitter les lieux et de déposer les matériaux qu’il avait mis dans des sacs en vue de les dérober. Le butin portait sur des vêtements et des câbles électriques en faible quantité.

Hier, le procureur de la République a requis, à l’encontre du prévenu, une peine de trois mois d’emprisonnement avec sursis et mandat de dépôt. Une sanction sévère, pas du goût de l’avocat de la défense. Ce dernier a parlé de son client comme d’un « pauvre type qui a quatre enfants et qui prend des vêtements usagés pour son petit de 7 ans ». Et de dénoncer la procédure de comparution immédiate. « C’est beaucoup de bruit pour rien »… L’avocat s’est ensuite attaché à démonter le chef de poursuite à l’encontre de son client. « On parle de vol en réunion. Or, il était avec sa femme enceinte jusqu’au cou et deux enfants ». L’avocat a donc demandé la clémence auprès de la présidente, Marguerite Chapel-de-Lapachevie. Des arguments qui ont été entendus. Pour la présidente, les déchetteries ne sont jamais « que de grandes poubelles » et l’absence d’outil trouvé sur les prévenus ne permet pas de les confondre pour l’effraction du grillage de la déchetterie et du container où étaient stockés les vêtements dérobés. Après quelques minutes de délibéré, le tribunal a requalifié les faits en vol simple et prononcé une peine de deux mois de prison avec sursis à l’encontre du prévenu. Lequel a été remis en liberté et a pu rejoindre la région stéphanoise où il vit dans un squat depuis un an.

Article paru dans Le Progrès, édition en ligne du vendredi 15 juin 2012
Crédit photo : Claude Essertel

Tag(s) : #SECURITAIRE

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