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GA-membre-FDGL'assassinat de Chokri Belaïd a déclenché une onde de choc contre le gouvernement dirigé par la parti islamiste Ennahda, parti réactionnaire et bourgeois.

Depuis plusieurs mois, les actes de violence se multipliaient, au début contre des expositions, des initiatives à caractère culturel, des artistes empêchés de se produire, puis à l'égard de manifestations, d'explosions sociales contre la misère, le chômage. Puis ces actes de violence ont été dirigés contre des partis politiques, des personnalités de l'opposition.

Le 18 octobre dernier, Lotfi Nagdh, coordinateur de Nidaa Tounès, était lynché à mort à Tataouine.

Le 7 février, Chokri Belaïd, dirigeant du Front populaire était assassiné devant chez lui.

Il avait, à plusieurs reprises, été menacé sans que le gouvernement d'Hamadi Jebali ne bouge le petit doigt pour organiser sa protection.

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Que ce soit des groupes salafistes ou les milices armées trompeusement appelées « Ligue de protection de la révolution », ils sont utilisés par Ennahda pour faire taire la contestation sociale et politique de son pouvoir.

Ennahda pousse le cynisme jusqu'au point de demander la libération de personnes soupçonnées d'avoir tué Lotfi Nagdh.

L'exécution de Chokri Belaïd a fait descendre dans les rues de Tunis et de bien d'autres villes, comme Gafsa, des milliers de jeunes, de femmes et d'hommes, de travailleurs, qui en ont assez d'un pouvoir et d'un parti qui enterrent les acquis démocratiques de la révolution et les libertés, laissent la violence des milices frapper les opposants.

L'UGTT et quatre partis d'opposition - le Front populaire, Al-Massar, le Parti républicain, Nidaa Tounès - appellent à la grève générale du 8 février.

La Gauche anticapitaliste, membre du Front de gauche, soutient cet appel à la grève générale.

Le 7 février 2013.

Tag(s) : #INTERNATIONAL

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