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Logo-GAQuel crédit accorder aux décisions du gouvernement Ayrault sur la possibilité pour les Roms d'accéder au marché du travail quand on voit les expulsions sans solution de relogement préalable, comme l'avait promis F. Hollande, se succéder ?

Dimanche 26 août, plusieurs dizaines d'entre eux étaient expulsés, à Lyon, d'un immeuble qu'ils squattaient après avoir été précédemment virés d'un campement. D'errance en errance, ils avaient échoué dans cet immeuble.

Aujourd'hui, 27 août, c'est au tour du successeur de Manuel Valls à la tête de la mairie d'Evry, de faire intervenir la police pour évacuer un campement de 70 Roms en invoquant « l'insalubrité et la dangerosité » du lieu, en bordure du RER.

Si la décision de supprimer la taxe de 700 euros à verser par l'employeur pour embaucher un Rom ainsi que l'établissement d'un dossier préalable pour leur permettre d'occuper un emploi parmi une liste de métiers qui leur seraient ouverts pouvaient être considérés comme un pas en avant, les expulsions viennent invalider cette annonce récente.

Inévitablement, la politique du ministre de l'intérieur fait penser au discours de Grenoble de Sarkozy en juillet 2011.

La fin d'une politique discriminatoire à l'égard des Roms en terme d'emploi pour être sincère suppose une stabilité en terme de conditions vie, donc de logement, de scolarisation pour les enfants, de suivi pour les familles. Tout le contraire de ce que fait le gouvernement Ayrault aujourd'hui.

Les expulsions doivent cesser. Elles ne résolvent aucun des problèmes posés. Elles ne font que fragiliser, précariser encore davantage une population démunie.

La Gauche anticapitaliste rejette cette politique discriminante à l'égard d'une population et affirme sa solidarité avec l'action militante des associations qui luttent pour que les Roms, leurs familles puissent bénéficier de conditions d'existence stable et durable.

Le 27 août 2012.

Tag(s) : #SANS-PAPIERS