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GA-membre-FDG"Avis d'ouragan", patrons en état de "quasi panique" : En prévision du débat budgétaire, Laurence Parisot hausse le ton, dans une interview récente, pour sonner la charge patronale contre le projet de budget 2013.

Devancée par le mouvement des "pigeons", elle entend bien reprendre la main et se réinstaller à la tête de la contestation contre l'alignement de la fiscalité du capital sur celui du travail.

Sans un mot pour les drames humains engendrés par la multuplication des licenciements collectifs qui débouche sur le chômage, elle n'hésite pas à utiliser le chantage à l'exode des chefs d'entreprise.

Poursuivant sa campagne en faveur de la compétitivité des entreprises qui nécessiterait de leur dégager 30 milliards d'euros, L. Parisot a sa propre version d'une autre répartition des richesses : toujours moins de "charges patronales et sociales", toujours plus de CSG et de TVA.

Chaque année, le patronat bénéficie de 30 milliards d'exonération de charges sociales, partiellement compensées par l'Etat. Les charges en question c'est en fait du salaire socialisé pour financer la protection sociale. La présidente du Medef veut amplifier le transfert sur le budget de l'Etat des cotisations sociales.

Quant à la réduction des dépenses publiques on voit très bien que ce sont les services publics, les hôpitaux par exemple, qui sont visés pour faire place à l'initiative privée.

L. Parisot et les organisations qui sont dans son sillage ont choisi le budget 2013 pour engager une guerre de classe.

Il serait suicidaire pour le gouvernement de continuer à reculer devant les exigences patronales.

Les salariéEs qui résistent aux licenciements, aux fermetures et délocalisations d'entreprises doivent trouver, dans leur lutte, un soutien indéfectible du côté de la gauche sociale et politique.

Le 16 octobre 2012.

Tag(s) : #SOCIAL

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