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GA-membre-FDGLes faits sont maintenant un peu mieux connus. Une « milice » composée d’habitants de l’ex-Cité des Créneaux (en cours de réhabilitation) et d’amis contactés par téléphone ont, sous la menace, obligé un groupe de Roms à quitter les lieux. Puis (comme c’est en fait une tragique tradition depuis quelques mois à Marseille) ont mis le feu aux pauvres biens laissé sur place, pour éviter tout retour. Dès le départ, la police était présente et n’a empêché ni les menaces physiques ni l’incendie.

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Ce sont des faits d’une exceptionnelle gravité. Rien ne peut justifier la constitution de ces sortes de milices (ce n’est pas la première fois contre des Roms à Marseille, loin de là). Mais, si la main directe qui a mis l’incendie est locale, les incendiaires sont bien plus nombreux. Ils se trouvent dans la police, complice bienveillante (une enquête judiciaire est en cours sur demande de la LDH). Ils se trouvent dans les choix de Gaudin, avec l’aide de Guéant à l’époque, pour concentrer les Roms, d’expulsion en expulsion, dans 3 arrondissements des Quartiers Nord, déjà sinistrés socialement. Ils se trouvent dans les déclarations irresponsables de la Sénatrice-Maire PS Samia Ghali. Ils se trouvent dans la politique menée par Valls, poursuivant et durcissant celle de Sarkozy. Ils se trouvent dans les conséquences de ces décisions, la préfecture, à peine quelque temps auparavant, ayant déclaré aux associations que la timide politique proclamée officiellement par le gouvernement PS/EE (concernant en particulier le relogement) ne serait pas appliquée, sur ordre de Valls.

La solution est pourtant à portée de main. Les Roms émigrés sont à Marseille certainement moins de 3000. Les premiers pas sont possibles pour résoudre le problème. Ainsi la mairie de Gardanne a accepté dans l'urgence, et avec l'aide d'habitants et d'associations, d'aider les Rroms chassés de Château-Gombert. Cela s'appelle un vrai travail d'élu... de Gauche. Plus généralement, il faut, comme le demandent les associations, des terrains pour le séjour et un droit au travail, scandaleusement limité jusqu’en 2014.

À défaut, la logique des politiques communes à la droite et au PS n’est que trop claire. Jeter les pauvres les uns contre les autres, concentrer l’exaspération, devant une vie devenue trop difficile au quotidien, contre les derniers venus, sans droits et déshumanisés par les discours et les actes. C’est une politique qui peut devenir criminelle au sens strict, puisque la démission organisée des institutions se traduira par plus de déchirures, d’incendies. Jusqu’aux dégâts physiques, n’en doutons pas.

Se lever contre tous les incendiaires à tous les niveaux qu’ils se trouvent est une nécessité absolue. La Gauche anticapitaliste se joint aux positions prises en ce sens par les autres partis du Front de Gauche à Marseille et appelle au soutien actif aux associations qui luttent pied à pied sur le terrain.

Le 1er octobre 2012.
Crédit photo : Phototthèque Rouge - JMB

Tag(s) : #SECURITAIRE

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