Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

GA-membre-FDGDepuis 60 mois, le chômage ne cesse de grimper et les chiffres de mars 2013 dépassent le pic de janvier 1997, en nombre de chômeurs recensés, mais pas en pourcentage.

Pour la seule catégorie A, il y avait en mars 3 224 600 demandeurs d'emplois inscrits, soit 36 000 de plus qu'en février.

En additionnant ceux et celles qui ont travaillé un tout petit peu, les catégories B et C, on atteint 4 741 000 chômeurs et 5 033 600 avec les chiffres des DOM, soit une augmentation de 9,7% sur un an.

Les moins de 25 ans et les seniors chômeurs de longue durée sont particulièrement touchés.

Ces chiffres font froid dans le dos. C'est non seulement des salariéEs excluEs du travail, mais des familles, des enfants, des jeunes qui tombent dans la précarité et la pauvreté.

A l'évidence, les emplois d'avenir, dont 20 000 seulement ont été signés, et les contrats de génération sont des outils inefficaces.

Les 20 milliards d'euros offerts au patronat au titre du « choc de compétitivité » ainsi que la loi sur la sécurisation de l'emploi qui donne surtout de nouveaux droits aux patrons ne déboucheront pas sur des créations d'emplois.

Les plans de licenciement, et les suppressions d'emplois continuent à un rythme effréné. Après PSA, Sanofi, Florange et Pétrolus c'est IBM maintenant qui veut supprimer un millier d'emplois.

F. Hollande a oublié sa promesse électorale d'une loi obligeant les patrons qui veulent fermer une entreprise à rechercher un repreneur. Il a cédé devant Mittal. Il ne fait rien devant Unilever qui bloque le projet des salariéEs de Fralib de reprendre leur entreprise sous la forme d'une coopérative.

Alternative-fleche-licenciements.jpg

C'est pourquoi, pour la Gauche anticapitaliste, membre du Front de gauche, il faut se mobiliser massivement le 5 mai, contre la finance, contre l'austérité, pour un processus constituant débouchant sur une 6e république.

Le 5 mai, nous exigerons une loi interdisant les licenciements et les suppressions d'emplois dans les entreprises qui font des profits et/ou distribuent des dividendes, des stocks-options.

Il faut aussi donner aux salariéEs de nouveaux droits pour s'opposer à la toute-puissance patronale : droit de veto des comités d'entreprise sur les plans de licenciements, droit de préemption pour les salariéEs qui veulent reprendre la production.

Contrairement à l'UMP qui veut revenir aux 39 heures payées 35, c'est une nouvelle réduction du temps de travail qu'il faut, sans baisse de salaire, pour donner du travail à toutes et à tous.

Le 26 avril 2013.

Tag(s) : #SOCIAL

Partager cet article

Repost 0