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GA-membre-FDGUn dossier brûlant va bientôt s'inviter dans l'actualité de 2013 : celui de la réforme des retraites. Après les travaux du comité d'orientation des retraites (COR) sur les perspectives du système actuel par répartition et les besoins de financement, le premier ministre J.M. Ayrault a installé un comité d'experts chargé de faire des propositions d'ici 2 à 3 mois.

Mais d'ores et déjà, les déclarations de certains responsables socialistes balisent le terrain.

Ainsi, Pascal Terrasse, chargé des retraites au PS, déclare que travailler au-delà de 62 ans était inévitable.

Quant à H. Emmanuelli, censé représenter la gauche du PS, il vient d'affirmer qu'au regard de la biologie il fallait se poser la question de la durée de cotisations et qu'il y aurait des gens qui passeraient plus de temps en retraite que dans la vie active.

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La Gauche anticapitaliste, membre du Front de gauche, condamne ces déclarations stupéfiantes qui préparent le terrain à de violentes attaques contre notre système de retraite.

Ce qui se dessine, c'est encore un allongement de la durée de cotisations, un recul de l'âge de départ au-delà de 62 ans, une désindexation des retraites comme c'est déjà le cas pour les retraites complémentaires à partir de cette année.

Nous n'avons pas chassé Sarkozy du pouvoir pour subir une telle régression sociale !

Le COR évalue les besoins de financement supplémentaire pour « boucher les trous » à 21 milliards en 2017 et 25 milliards en 2020.

Ce « déficit » est le produit des exonérations patronales (32 milliards en 2011), des bas salaires et du chômage. 100 000 chômeurs c'est 1,3 milliard d'euros de cotisations sociales en moins. Les salaires augmentés de 1 % c'est 3 milliards d'euros de cotisations en plus.

Le COR souligne également qu'une augmentation des ressources allant de 0,5 à 1,6 point du PIB permettrait l'équilibre entre 2020 et 2040.

Mais cela supposerait de remettre en cause la répartition actuelle des richesses qui n'a cessé de se dégrader en défaveur des salariéEs et des besoins sociaux.

Le gouvernement Ayrault, aux ordres de la Commission de Bruxelles et des marchés financiers, n'est pas prêt d'emprunter ce chemin.

Il faudra être au rendez-vous de ce combat pour sauvegarder notre système de retraite par répartition.

Le 1er mars 2013
Crédit photo : Photothèque Rouge / Milo

Tag(s) : #SOCIAL

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