Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

nadia-el-fani.jpgLa justice tunisienne s'acharne sur Amina.

Arrêtée et jugée une première fois le 19 mai dernier à Kairouan pour avoir taggé « Femen » sur un mur du cimetière à l'occasion du congrès d'Ansar al-Charia, elle est de nouveau jugée, aujourd'hui 22 juillet, cette fois sous l'inculpation « d'outrage à fonctionnaire » et de diffamation » suite à une plainte du directeur de la prison de Messadine.

Non content de l'avoir une première fois condamnée à une amende pour possession d'un aérosol, la justice tunisienne a tenté ensuite de la poursuivre sous d'autres chefs d'inculpation comme « outrage à la pudeur », « association de malfaiteurs ».

Toutes ces demandes de libération provisoires ont été rejetées.

Un mouvement de solidarité en Tunisie et au niveau international s'est développé en faveur d'Amina.

Combative et résistante, Amina a déclaré récemment : « je ne suis pas folle, je suis libre », répondant ainsi à des tentatives pour la faire suivre par un expert psychiatre.

Le verdict devrait être rendu le 29 juillet.

La Gauche anticapitaliste, membre du Front de gauche, affirme sa totale solidarité envers Amina et exige sa libération et l'abandon des poursuites à son égard.

Son combat participe, en effet, de celui lié à la défense des libertés en Tunisie. Ainsi, le rappeur Weld El 15, pour un clip mettant en cause le comportement de la police, avait été condamné à 2 ans ferme, peine ramenée à 6 mois avec sursis en appel.

Le 22 juillet 2013.

Crédit photo : Facebook de la réalisatrice Nadia el-Fani (sur le front Liberté, sur le sein Dignité)

Tag(s) : #FEMINISME

Partager cet article

Repost 0