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Collectif 43 Sans OGM : les élus boudent le questionnaire

Pour la 4 e année consécutive, le Collectif 43 sans OGM a envoyé, en janvier, un questionnaire à toutes les communes de Haute-Loire pour leur demander comment elles respectent les objectifs du Grenelle de l’environnement et plus particulièrement les 20 % de bio dans les cantines scolaires.

http://www.leprogres.fr/fr/images/E387F0E7-0EEC-420D-A0A5-06DF1687C0A2/LPR_03/photo-christophe-teyssier.jpgCrédit photo : Christophe Teyssier

Lundi, il a livré les résultats de l’opération, 31 sur 260 ont répondu, soit 11 %. On note l’absence de réponse des grandes communes, telles Le Puy-en-Velay, Yssingeaux, Brioude, Le Chambon-sur-Lignon. « Visiblement, cela ne fait pas partie de leurs préoccupations », remarque Gilles Rousset, animateur du collectif. À l’analyse de ces réponses, 10 % des communes révèlent une attention plus forte que les autres sur le sujet, 16 % portent une petite attention au sujet par l’introduction de quelques produits biologiques, enfin, 74 % se désintéressent de la question. « Certaines font savoir qu’elles n’ont pas de restauration collective. Cependant, elles doivent bien avoir quelques écoliers sur leur territoire, qui mangent ailleurs, certes, mais qui mangent. » Le collectif a répondu par écrit à chacune, en joignant une liste d’adresses utiles pour exclure les OGM des cantines, en rappelant le lien entre les OGM et les pesticides déversés dans les champs et qu’on retrouve dans nos assiettes. Quelles conclusions tirer de la démarche ? Certes, plus de communes ont répondu que les précédentes années, mais on est loin des attentes. Pourquoi ? « Nous constatons que la Haute-Loire n’est pas à la hauteur de ses possibilités. Ces réponses reflètent l’état de la volonté politique. Seules trois communes recherchent des solutions. Il faut dire que le président de la chambre d’agriculture n’incite pas à aller dans cette voie. Sachant que 80 % de la population refuse les OGM, nous nous voyons dans l’obligation d’inviter les citoyens à faire pression sur leurs élus. Nous pensons que nos élus, par rapport à la restauration scolaire, ne se posent pas la question de la présence des résidus chimiques dans ces mêmes aliments qu’ils soient issus ou non d’OGM ».

Article de Christophe Teyssier paru dans Le Progrès
Edition du 4 avril 2012
Tag(s) : #ECOLOGIE

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