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logo-progresL’Yssingelaise, Bernadette Pessemesse, figure emblématique de la lutte pour l’emploi et ex-représentante syndicale CGT des Lejaby, a appris, vendredi, sur France bleu pays d’Auvergne, qu’Arnaud Montebourg la nommait dans l’Ordre national du mérite.

« J’ai été vraiment surprise ! », nous a-t-elle confié, hier. Et je tiens à partager cette distinction avec toutes les ex-salariées de Lejaby, victimes des délocalisations et qui ont lutté contre les licenciements ».

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Le ministre du Redressement productif a également nommé Nicole Mendez, son homologue CFDT à Rillieux-la-Pape. « Elles l’ont mérité, a-t-il déclaré, en défendant plus que les actionnaires de leur entreprise - elles-mêmes ouvrières et salariées - le made in France et le patriotisme économique ».

Fidèle à ses convictions, Bernadette Pessemesse profite de ce nouvel éclairage médiatique pour alerter les politiques : « Cette médaille revient à tous les salariés qui refusent les licenciements dans les petites comme dans les grandes entreprises. J’ai refusé les licenciements sous l’ancien gouvernement. Je ne les accepte pas plus aujourd’hui. Il faut interdire les licenciements, en commençant par les groupes qui font des profits et délocalisent. Il faut imposer une solution de reprise ou de continuation dans toutes les entreprises en difficulté. En Haute-Loire, je pense à Biltube, Fontanille, Fima et à tous les autres, partout en France. Cette médaille doit être un encouragement aux luttes pour refuser la désindustrialisation et les suppressions d’emploi ».

Article de Isabelle Devoos paru dans Le Progrès
Edition en ligne du dimanche 21 octobre 2012
Crédit photo : DR

 

Déclaration de Bernadette Pessemesse

 C’est par la presse que j’ai appris l’annonce du Ministre du Redressement Productif, Arnaud Montebourg, de m’attribuer l’Ordre national du mérite.

Je n’ai jamais rien demandé. Cette médaille appartient à toutes les salariées, ex-Lejaby, qui ont lutté contre les licenciements, victimes des délocalisations.

Pour moi, cette médaille revient à la lutte des salarié-e-s qui refusent les licenciements dans les petites, comme dans les grandes entreprises.

En ce qui me concerne, j’ai refusé les licenciements sous l’ancien gouvernement et je ne les accepte pas plus aujourd’hui. On ne peut pas continuer comme avant. Il faut interdire les licenciements en commençant par les entreprises qui font des profits ou qui délocalisent. Il faut rétablir l’autorisation administrative de licenciement. Il faut imposer une solution de reprise ou de continuation dans toutes les entreprises en difficulté. En Haute-Loire, chez Biltube, Fontanille, Fima... En France, chez Sanofi, Petroplus, Gandrange, Alcatel… et dans les petites entreprises qui licencient en silence.

Cette médaille doit être un encouragement aux luttes pour refuser la désindustrialisation et les suppressions d’emplois.

Elle appartient à tous ceux et celles qui luttent, celles et ceux qui sombrent dans le chômage et vivent avec l’inquiétude du lendemain.

Nous avons besoin de solutions concrètes pour l’emploi.

Je réaffirme mon soutien aux luttes d’aujourd’hui et, au nom de toutes les salariées ex-Lejaby, je remercie celles et ceux qui nous ont soutenues et qui nous ont aidées à gagner hier.

 

Tag(s) : #SOCIAL

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