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logo-progresFace à la précarité, les salariés de l’aide à domicile haussent le ton

Hier, plusieurs délégués CGT des associations d’aide à domicile ont été reçus au conseil général. Ce secteur, qui représente 1 550 salariés dans le département, subit une importante précarisation : salaires non revalorisés, nombre d’heures dans les contrats à la baisse…

mobilisation-cgt-admr-sainte-elisabeth-aide-a-domicile-cp-s.jpgCrédit photo : Sophie Albanesi

Salaires non revalorisés, remboursement des frais kilométrique stagnant, baisse du nombre d’heures dans les contrats… Les salariés de l’aide à domicile en ont ras-le-bol. Hier après-midi, devant le conseil général au Puy-en-Velay, plusieurs délégués CGT de différentes associations de Haute-Loire (ADMR, association Sainte-Elisabeth et association de soutien à domicile de Brioude) dénonçaient la dégradation des conditions de travail et la précarisation de leur secteur d’activité. Ils ont ensuite été reçus au conseil général pour exposer leurs inquiétudes.

« Nous voulons alerter les pouvoirs publics et les élus sur la situation très précaire des salariés de l’aide à domicile, alors qu’il a fallu des années pour faire reconnaître les qualifications de cette profession. Les 1 550 salariés du département représentent 900 équivalents temps plein. Les contrats sont déjà à temps partiel, mais beaucoup d’associations demandent à leurs salariés de baisser leur nombre d’heures de travail mensuelles », explique Jo Chapuis de la CGT.

La cause de cette baisse de régime ? « Le sous-financement du taux horaire du conseil général et un désengagement des caisses de retraite », selon le syndicat.

Avec un salaire moyen de 800 euros, les salariés qui ne sont presque que des femmes refusent de travailler moins, alors que les associations proposent en moyenne une baisse de 10 % du nombre d’heures. « On veut pouvoir vivre dignement, explique une des salariées. À cause des frais kilométriques qui sont mal remboursés, on perd de l’argent. Les contrats ne doivent légalement pas descendre en dessous de 70 heures par mois. Mais certaines de nos collègues ne travaillent que 40 heures et doivent être complétées par le RSA. Et bien sûr, elles ne bénéficient pas de la sécurité sociale ». Les salariés estiment aussi qu’ils subissent une sorte de « chantage » même en CDI. « On nous demande parfois de baisser le nombre d’heures pour un temps, mais ils ne reviennent jamais dessus par la suite ».

Si le syndicat n’a pas encore appelé à la grève, il invite tous les salariés altiligériens à le rejoindre et estime que le Département doit faire des efforts comme ça a été fait en Ardèche ou dans le Tarn-et-Garonne.

Article de Sophie Albanesi paru dans le Progrès
Edition en ligne du jeudi 31 mai 2012

Tag(s) : #SOCIAL

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