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GA-membre-FDGPour la 1re fois dans l'histoire, à l'appel de la CES (Confédération européenne des syndicat) des rassemblements, des grèves et des manifestations ont eu lieu le même jour dans les 28 pays européens. De manière symbolique dans une partie d'entre eux, de manière plus importante dans d'autres comme en Allemagne, en France ou en Belgique. Elles ont été massives et déterminées, expression d'une colère sociale grandissante, en Grèce et en Italie et surtout en Espagne et au Portugal, avec des appels très suivis à la grève générale. Ce sont des centaines de milliers de salariés qui sont descendus dans la rue dans toute l'UE le même jour. Des affrontements assez violents ont eu lieu en Italie, en Espagne et au Portugal, là où la contestation était la plus avancée. La CES contrainte et forcée par le ras-le-bol et le marasme social grandissant appelait, à des actions « pour l'emploi, la solidarité et contre l'austérité ».

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En France, les rassemblements sont un peu plus importants que pour la journée du 9 octobre dernier où la seule CGT appelait, avec des manifestations réparties sur tout le territoire. C'est par ailleurs la première fois depuis la bataille perdue des retraites en 2010 que l'intersyndicale nationale (5 des 8 orgas syndicales) appelait à une journée d'action. Partout, les boîtes en lutte étaient très présentes et plus globalement, une part non négligeable du privé étaient représenté. Dans le public, même si des difficultés non négligeable de mobilisation des enseignants se font toujours sentir, les secteurs militants comme ceux de la santé, de l'action sociale ou de l'énergie ont répondu présent.

Aux bonimenteurs qui annonçaient - sans doute pour intoxiquer un peu plus « l'opinion » - que le réalisme des populations (de fait le fatalisme) avançait dans le bon sens, en ont pour leur grade. Même le FMI, branche commerciale de la troïka, explique « que les mesures d'austérité risquent de devenir socialement et politiquement insoutenables ».

Les conséquences sociales des politiques d'austérité sont dévastatrices. En Espagne, par exemple, le chômage frappe 25% de la population et 1 jeune sur 2 est dans cette situation. Des centaines de milliers d'Espagnols sont expulsés de leur logement, ou en voie d'expulsion, par les banques qui, jusqu'à très récemment continuaient à leur réclamer le paiement de leur dette. Le chômage galopant, la baisse des salaires, des pensions débouchent sur une paupérisation de la population et des vagues de suicides.

Face à la gravité de la situation, d'une austérité généralisée qui lamine les populations, la mobilisation n'est pas encore à la hauteur, mais la simultanéité de ces manifestations donne des perspectives aux salariés. C'est bien cette idée, du tous ensemble au même moment partout, en Europe et ailleurs, qui chemine, pour que nous fassions reculer la troïka cette autre branche armée du patronat.

Le 14 novembre ne doit pas rester sans lendemain.

La solidarité et la convergence des luttes et des mobilisations dans toute l'Europe, c'est l'objectif à poursuivre.

Thomas Vacheron et Michel Gautier
Crédit photo : GA34

Tag(s) : #SOCIAL

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